Voici un témoignage sur Twitter qui présente une expérience et une vision originale et très peu mise en avant :

Je dois dire une chose : au sein du combat identitaire, il existe une fragile alliance entre les athées et les catholiques. En tant qu’athée, j’ai enterré la hache de guerre ancestrale.

Oui quand j’étais jeune, on m’a appris la haine du catho. Oui je l’ai reniée et j’ai tenté autant que faire se peut de défendre cette religion tant elle est l’objet de mensonges honteux. La défendre, c’est me défendre. Elle est une partie de mon héritage que je le veuille ou non.

La connaissance de la Bible que j’avais acquise dans mon militantisme pour l’athéisme, je l’ai utilisée au profit de la défense des racines et de l’histoire chrétiennes de l’Europe. Cependant…

Je ne suis pas chrétien, mourir en martyr pour le Christ ne m’intéresse pas et je n’attends aucun salut de la part du Saint Esprit. Il n’y a que nous seuls pour nous sortir de cette galère, uniquement nous.

Conscient de tout ça, je commence à avoir des doutes :

– les déclarations immigrationnistes répétées du clergé catho
– l’utilisation de la communauté islamique pendant la manif pour tous
– la session “Jeanne d’Arc métisse”
– Les chrétiens d’Orient qui font alliance avec les islamistes du Hezbollah
– l’utilisation de l’immigration pour imposer un retour du conservatisme
– l’entrisme que les chrétiens pratiquent au profit de l’islam
– les terrains cédés par l’Eglise pour la construction de mosquées

Les “Chassez le christianisme et vous aurez l’islam”, je les ai encaissé sans rien dire, malgré que je savais que tout ça n’avait rien d’un combat spirituel mais d’une invasion et d’un combat démographique. Je ne vois pas quel rempart se trouve être le christianisme aujourd’hui.

Et je ne peux m’empêcher de voir une certaine tentation au suicide dans cette religion, qui pousse sans cesse à s’ouvrir à l’autre, à pardonner toujours, à donner l’éternelle seconde chance, à préférer mourir que de combattre son propre bourreau.

Macron est quelqu’un de très malin et d’intelligent :

– Il appuie là où ça fait très mal dans le camp adverse : la question de la loi 1905 et de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
– Il utilise l’agenda chrétien pour favoriser et justifier l’islamisation du territoire.

Il m’est déjà arrivé de voir des lesquenistes (certes) me dire qu’il fallait à tout prix sauver “le monothéisme” et que l’islam était préférable à une disparition de la religion en France.

Je comprend que du point de vue chrétien, il y a un certain relativisme ethnocentré qui s’est installé, considérant que toutes les religions se valent, et qu’Allah n’est qu’un autre nom pour dire Dieu après tout.

J’aimerais comprendre dans quelle mesure vous vous situez dans le combat identitaire. Moi, sous la charia, je serais tué. Et de ce que je peux lire sur l’époque de l’Espagne musulmane, le statut de dhimmi n’est pas jojo. C’est quoi le projet, la conversion ?

Qu’une salle remplie de chrétiens se lève pour applaudir Macron à la fin d’un discours absolument hallucinant de mièvrerie et de démagogie, je ne peux pas dire que ça ne me fait pas mal au cœur. Où est le conservatisme ? Existe t-il encore ?

J’aime Noël, j’aime les églises et les cathédrales, j’apprécie de voir une crèche. Je fais la distinction entre le patrimoine, la tradition et la religion en tant que tel. Pourquoi, moi athée, je me retrouve à défendre ce patrimoine tandis que d’autres, chrétiens, le bradent ?

Ceci est un thread ouvert, j’aimerais entamer des discussions avec des chrétiens (je sais que pas mal me suivent) sur ces sujets et essayer de comprendre. Est ce qu’on défend un peuple et son histoire, ou bien est ce qu’on défend une religion uniquement ?

Et est ce qu’on défend une religion uniquement, ou bien est ce que l’on défend…. LA religion…. Voilà beaucoup d’ambiguïtés qui commencent à s’accumuler au fur et à mesure, et j’aimerais pouvoir les faire lever.

Peter Columns