[Note : nous n’avons pas réussi à trouver cet enregistrement en bonne qualité. Mais l’émission est si intéressante que nous la diffusons malgré tout. Si vous trouvez une version plus « propre » de ce podcast, merci de nous l’envoyer]

Lorsqu’il écrit l’Oratio de hominis dignitate, qui aurait dû introduire ses Neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que « ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang », c’est pourtant une philosophie nouvelle qu’il propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les Mystères antiques jusqu’aux Religions révélées, émane de ce que l’on pourrait appeler la « volonté de vérité ».

On raconte que Voltaire, un peu jaloux, l’avait surnommé « l’homme qui savait tout, et même un peu plus. » De fait, quand il meurt, à trente et un ans, dans des circonstances douteuses et qui marquent en novembre 1494 la fin de la première Renaissance italienne, Jean Pic de la Mirandole ignore probablement moins de choses qu’il n’en connaît.