Quatre tapisseries exceptionnelles du XVIIe siècle évoquant la vie de Saint Étienne seront présentées dans la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, du 16 décembre au 4 janvier.

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Présentées pendant une dizaine de jours en mars 2016, quatre tapisseries exceptionnelles du XVIIe siècle, évoquant la vie de Saint-Étienne, seront à nouveau présentées au public, du vendredi 16 décembre 2016 au mercredi 4 janvier 2016. Ces tapisseries monumentales seront accrochées dans le choeur de la cathédrale Saint-Étienne, sur la place éponyme, à Toulouse.

Des épisodes de la vie de Saint Etienne

Ces tentures hautes de deux mètres et larges de cinq mètres font partie d’une série de huit tapisseries illustrant des épisodes de la vie de Saint Étienne : son ordination, sa lapidation, la translation de ses reliques et son ensevelissement. Elles avaient été commandées par Jean Daffis, évêque de Lombez et prévôt du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne.

Mais au-delà de ce témoignage religieux, ces quatre tapisseries se dévoilent en tant que magnifiques œuvres d’art au regard du public, montrant des scènes vivantes et colorées, fournies en personnages et en décors, alliant des paysages de nature et des éléments d’architecture. Chacune des tentures est également dotée d’une inscription décrivant l’iconographie de la scène, ainsi que les armoiries de l’évêque de Lombez : « D’argent à la bande de gueules chargée de trois rosettes d’or, tenues par un diacre et timbrées d’une mitre et d’une crosse ».

La cathédrale Saint-Etienne possède une trentaine de ces tapisseries. (J.-F. Peiré, Drac LRMP)
La cathédrale Saint-Etienne possède une trentaine de ces tapisseries. (J.-F. Peiré, Drac LRMP)

Une large collection classée aux Monuments historiques

Quatre tentures seront ainsi exposées aux yeux des Toulousains dans le chœur de la cathédrale, mais elles sont au total une trentaine, affectées au culte, à être conservées par la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse (propriété de l’État, et donc sous la responsabilité de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac)). Cette collection datant du XVIe au XVIIIe siècle a été classée au titre des Monuments historiques en 1897.

Souffrant de déformations et de déchirures liées aux modes d’accrochage, ainsi que de décolorations dues à une exposition permanente à la lumière, elles ont dû être déposées il y a quelques années. Une étude commandée par la Drac a cependant permis de mettre au point un système d’accrochage sans dommage pour les tapisseries, d’où le retour de quatre d’entre elles dans la cathédrale.

Ces travaux de conservation, de restauration, de mise en sécurité des meubles de conservation, d’études et de fabrication du nouveau système d’accrochage s’élèvent, sur une période de quinze ans environ, à 172 000 euros, pris en charge par la Drac.




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