Comment en l’espace d’une petite dizaine d’année la Chine a-t-elle pu passer d’une région du monde relativement arriérée au pays qui possède le plus grand nombre de super-ordinateurs au monde, les trains les plus rapides de la planète en opération sur le plus vaste réseau de trains à grande vitesse du monde, et qui produit des panneaux solaires 20% moins cher que la concurrence ?

 

La réponse est évidente : ils n’ont évidemment pas découvert par eux-même en un clin d’œil ce que les blancs ont pris des siècles à acquérir, mais ont pillé la technologie là où elle se trouvait, c’est-à-dire chez les blancs. La question est donc de savoir « comment ? ».

C’est que la configuration politique des deux races, chinoise et blanche, est particulièrement favorable aux Chinois (ou en tout cas aux leaders chinois), et défavorable aux blancs. D’un côté, les blancs se sont structurés en économie de marché, car c’est l’économie qui maximise le bien-être commun – soutenir le contraire tiendrait du néo-communisme. De l’autre côté, les Chinois ont l’appât du gain, certes, mais le Parti Unique du pays chaperonne toutes les entreprises chinoises, s’assurant qu’aucune ne peut traiter séparément avec les compagnies privées des blancs, et ce dans le but de maximiser le bénéfice que les Chinois peuvent tirer d’être simplement nés très très nombreux. Du côté de la liberté individuelle (les blancs), les entreprises privées sont en compétition les unes les autres, en particulier pour pouvoir exporter leur technologie en Chine, qui est un marché conséquent. C’est cette compétition qui est bénéfique dans une économie de marché, puisqu’elle assure que les entreprises font tout ce qu’elle peuvent pour rester performantes (au contraire d’une entreprise communiste classique) et donc pour offrir le meilleur service à leurs clients, le consommateur. Mais du côté chinois, on a préparé un tissus épais et opaques de règles et de régulations, afin qu’à chaque étape du processus d’application, l’entreprise occidentale (blanche) soit mise face au dilemme suivant :

  • Soit renoncer au marché, avec la peur au ventre qu’un compétiteur ayant un besoin encore plus grand de gagner des parts de marché (par exemple une compagnie avec des profits insuffisants en l’état), accepte. Dans ce cas même sur les marchés blancs il faudra faire face à une concurrence qui peut plus baisser ses prix puisqu’elle produit aussi en Chine et fait donc des économies d’échelle plus grande.
  • Soit accepter le chantage du gouvernement chinois et céder tout ou partie de ses droits intellectuels à la race chinoise.

Donald Trump a donc raison quand il affirme que les traités actuels (dont aucun personnage politique américain ou européen ne trouve intéressant de mentionner les défauts) sont inégaux (« unfair »). Si les entreprises chinoises étaient laissées a elle-mêmes, elles n’auraient pas accès à la technologie blanche que nous volent régulièrement les régulateurs chinois, et, en cas de partenariat sino-blanc, la compagnie blanche pourrait négocier des termes plus favorables : c’est-à-dire que certes les compagnies blanches seraient toujours en compétition les unes avec les autres, mais les compagnies chinoises, sans la main de fer du Parti Unique, le seraient aussi. Les entreprises blanches ne seraient d’ailleurs pas obligées, pour s’installer dans les domaines technologiques en Chine, d’entrer en partenariat avec une entreprise chinoise.

Or ce n’est pas le cas, et le but de la plus grande dictature du monde est bien sûr de favoriser sa race : n’oublions pas que la Chine est un ethno-état, avec un pays qui correspond pour plus de 95% à une même race, la race des « Han ».

Toutes les régulations chinoises qui gouvernent l’investissement direct à l’étranger sont organisées autour d’un principe : le pillage maximal des technologies blanches. Exemples :

  • Pour être autorisées à commercer en Chine, les entreprises occidentales ont l’obligation légale de se soumettre à l’espionnage industriel chinois. Le gouvernement chinois exige des approbations très nombreuses pour les investissements étrangers en Chine : telles que (1) l’approbation des investissements du ministère du Commerce (MOFCOM) ou son homologue local, (2) l’approbation du projet du développement national et de la réforme, ou son homologue local, ou le Conseil d’Etat, (3) la sécurité nationale et (4) l’approbation anti-monopole par le MOFCOM, et (5) les approbations locales pour les exigences liées au site. Cela permet à chaque étape aux Chinois d’obtenir encore plus d’informations confidentielles de l’entreprise blanche. Souvent, le gouvernement du Parti Unique confie directement l’évaluation à des comités faits d’experts… provenant des compétiteurs chinois !
  • L’espionnage des entreprises occidentales est institutionnalisé et grâce à des formulations vagues, il n’a pas de limites. Le règlement fixe les conditions des partenariats sino-blancs et de la technologie qui va être introduite en Chine. Par exemple, la technologie introduite doit “améliorer de manière significative la productivité” dans le secteur concerné. L’évaluation de la liste de ces critères donne au gouvernement chinois d’amples possibilités de demander des informations détaillées sur la technologie introduite. Les entreprises privées souhaitant investir en Chine sont donc obligées de divulguer les informations relatives à leur propriété qui leur confèrent un avantage concurrentiel. Cela maximise les retombées technologiques pour les Chinois et procure ainsi un avantage indu aux entreprises chinoises qui ne possédaient pas cette technologie.
  • Le gouvernement chinois oblige les entreprises occidentales à s’associer à des voleurs chinois. Le gouvernement chinois n’autorise pas les entreprises étrangères des secteurs indiqués dans sa célèbre “liste négative” (voir source), qui comprend les technologies que la Chine cherche à voler aux blancs, à investir en Chine sans conclure de partenariat ou « joint-venture » en anglais, avec une entreprise chinoise. Parce que cette réglementation oblige les entreprises étrangères à s’associer à un partenaire chinois alors que la plupart des enquêtes anonymes indiquent qu’elles ne l’auraient pas fait (et auraient préféré établir une entreprise à capital entièrement blanc en Chine), il s’agit d’un bon coup de pouce pour l’entreprise chinoise : elle accédera au savoir-faire managérial des blancs, et à ses processus et technologies propres. Dans un marché libre l’entreprise blanche n’aurait jamais accepté de telles conditions : elle aurait fait jouer la compétition et demandé un partenaire chinois qu’elle n’est pas obligé de former elle-même, ou aurait installé un business 100% contrôlé par des blancs.
  • Les règles chinoises donnent aux entreprises chinoises des moyens très simples de s’accaparer les propriétés intellectuelles occidentales, sans aucun recours possible pour les occidentaux. Le Parti Unique ne permet pas aux acteurs du marché de déterminer librement le contenu de leur contrat. En particulier, la durée du contrat est limitée à 10 ans pour des droits d’utilisation d’une licence et la coentreprise chinoise se voit accorder le droit d’utiliser la technologie à perpétuité après l’expiration du contrat technologique (article 43). Si l’entreprise chinoise « innove » (quelle que soit la portée de cette innovation – même une innovation factice où le Chinois met une virgule à la fin du code C++ en commentaire), alors elle acquiert immédiatement tous les droits de cette licence (y compris le droit de la revendre à l’étranger et en Chine, etc). On a vraiment à faire là à une régulation écrite par des jaunes, pour des jaunes.
  • Le gouvernement chinois force les entreprises blanches à céder leur propriété intellectuelle à des coûts faibles, fixés selon son bon vouloir.  La régulation même s’il elle ne fixe pas un montant maximum à payer pour que le partenaire chinois obtiennent le droit d’utiliser une technologie ou une licence des blancs, affirme que ces montants doivent être “raisonnables”. Les régulateurs chinois procèdent eux-même à leur propre évaluation pour déterminer ce qui est “raisonnable” (comme si les prix n’étaient pas fixé immédiatement par le marché à ce qui est raisonnable, c’est-à-dire le résultat d’un prix où les deux partis de la transaction s’entendent !). Ainsi la régulation du Parti Unique introduit dans la négociation des prix le risque de voir un accord rater au motif que le prix payé par l’entreprise chinoise pour la licence d’utilisation d’un brevet était trop élevé. Ce simple risque suffira à assurer des prix bas pour la Chine.

 

On pourrait continuer, mais je pense que ces six exemples montrent l’esprit. Sous couvert d’un état moderne qui « régule » son marché pour éviter l’introduction de technologies néfastes, le Parti Unique utilise la régulation comme une arme d’appropriation massive de tout ce que les blancs, seuls et aidés de personnes, ont mis si longtemps à trouver. En ne redistribuant qu’en partie les bénéfices volés aux blancs à son peuple, et en amassant le reste dans le plus grand fond souverain du monde, le Parti Unique s’assure de sa survie, et à long terme, alors que, s’il avait été coupé du monde comme en Corée du Nord ou en Russie, il se serait déjà fait renverser.

Nous avons notre part de responsabilité collective dans ce pillage de la technologie blanche par les jaunes : en ne dépréciant pas les hommes politiques qui promeuvent le copinage et le commerce avec la Chine, en s’opposant à Trump qui est le seul à avoir voulu faire quelque chose, nous permettons à notre technologie, décentralisée au sein de chacune de ces compagnies qui sont nos fleurons et font la gloire de la race blanche, d’être appropriée par la Chine, qui leur fait sans cesse miroiter son marché, mais le leur ferme dès que le partenaire chinois est prêt à produire seul le produit volé (exemples récents : les voitures, aviations, cloud computing). Il faudra une prise de conscience raciale et le refus de traiter avec les Chinois – et d’augmenter ainsi l’emprise de la pire dictature du monde sur sa propre population  – pour changer cela, en punissant chaque politicien qui pense que traiter avec la Chine est OK avec une chute vertigineuse de popularité et de ses voix.

K. Royale

 

En anglais :

https://www.merics.org/sites/default/files/2017-09/MPOC_No.2_MadeinChina2025.pdf

https://ustr.gov/sites/default/files/Section%20301%20FINAL.PDF

En chinois :

http://english.mofcom.gov.cn/article/lawsdata/chineselaw/200301/20030100064563.shtml

http://images.mofcom.gov.cn/wzs/201706/20170628151603017.pdf