En ces temps troubles de réorganisation du champ politique, idéologique et militant, j’aimerais que les hommes de droite attendent avant de prendre parti pour les vestiges de ce qui leur semble être leur camp. J’aimerais parler de la fameuse tribune des 100 femmes pour défendre « le droit d’importuner » qui n’est rien d’autre qu’un coup de gueule général contre le féminisme actuel en mêlant de nombreux sujets qui n’ont rien à voir et en déplorant ce qu’elles appellent avec extravagance cette « fièvre à envoyer les porcs à l’abattoir ».

Oui, c’est bien l’expression employée — certes avec lyrisme mais tout de même — pour désigner l’opprobre publique que des multi-millionnaires risquent lorsqu’ils vont un peu trop loin dans la négation du consentement d’autrui et pensent qu’ils sont au-dessus de la loi que les hommes du peuples sont contraints de respecter, n’ayant pas les mêmes moyen de faire taire l’entourage. Mais ce n’est même pas ça le plus saisissant.

Cette tribune à l’apparence anti-gauchiste recèle d’éléments d’un gauchisme si extrême qu’il pourrait inspirer le respect à Usul et Philippe Poutou. Par exemple, l’accent est mis sur la misère sexuelle des frotteurs du métro, envers laquelle une femme est censée être compréhensive au point de tolérer des agressions sexuelles régulières de la part d’inconnus. Je vous suggère d’aller lire le texte en question : http://pouruneautreparole.blogspot.fr/2018/01/des-femmes-liberent-une-autre-parole.html

Une des principales rédactrices, Catherine Millet, assume totalement cette déclaration : « J’ai une certaine compassion pour les frotteurs ».

J’étais déjà surpris par la propension des hommes blancs anti-féministes à se sentir solidaires des racailles importées qui harcèlent les femmes dans la rue alors qu’ils ne le font jamais, fantasmant souvent un âge d’or de la drague qui est aussi l’œuvre du célèbre réconciliateur islamo-chrétien (hasard !). J’ai été extrêmement étonné de voir le nombre de prolétaires blancs terrifiés par le hashtag à scandale #BalanceTonPorc comme s’ils étaient terriblement affectés par les accusations qui ont plombé les réputations de Weinstein ou de Tariq Ramadan. Je constate aujourd’hui qu’hommes et femmes réacs se sentent à présent solidaires des frotteurs pak pak du métro ! Quelle formidable époque.

Non, le permis de risquer d’importuner (et non le permis d’importuner) ne doit pas se transformer en un permis de se frotter.
La drague doit rester le pari courtois que l’interaction va être plaisante pour la femme. Sinon n’importe qui pourrait draguer, il n’y aurait plus de côté subversif. Depuis quand les hommes attendent un permis de draguer pour prendre les devants ? Comme s’il avait toujours été facile de tourner autour des femmes sous les yeux de leurs frères, pères et maris. On vit dans un fantasme de bourgeois qui croient que parce que des hommes modestes leurs présentaient leurs sœurs à marier, alors c’était facile pour tout le monde d’aborder une femme.

On oublie que si les blancs ont des réticences à draguer, ce n’est pas tant à cause du féminisme siouniss mais surtout parce qu’ils n’ont pas envie d’être amalgamés à Karim et Boubacar les harceleurs de rue. Tout le monde sait au fond de lui qu’il n’y a aucun risque de se manger un procès en abordant juste une femme dans la rue. Il n’y a jamais eu UN SEUL procès en Occident ces 100 dernières années pour un « bonjour mademoiselle ». Le risque réel, c’est que se produise ce qu’il se passe quasi-systématiquement : avoir l’air ridicule en se faisant assimiler à ces gros crevards de Karim et Boubacar. Et si les femmes sont si fuyantes et si peu disposées à être abordées dans l’espace publique, c’est peut-être tout simplement parce qu’après 50 agressions verbales sous formes de « compliments » par un tiers-mondiste, elles ont la libido à zéro et sont automatiquement sur la défensive, essayant de se parer de tout ce qui leur permettra de fuir la foule puante des hommes qui veulent la baiser : lunettes de soleil, oreillettes, téléphone, livre, regard à l’horizon ou au sol.

Le blanc qui débarque et fait comme si le stress des citadines françaises harcelées par la racaille, c’était juste dans la tête, comment voulez-vous qu’une femme le respecte ? Inconsciemment et même quand elles sont de gauche, elles tiennent pour responsable ce blanc non-protecteur qui ignore ses problèmes. Une bonne raison de se défouler dessus, puisque c’est le seul qui ne risque pas de la frapper.

On ne peut pas militer pour un permis d’importuner alors que la drague est le pari que l’interaction sera un minimum plaisante pour la femme. Dans la vraie vie, ça n’existe pas, les femmes qui sont énervées parce qu’un homme leur a gentiment fait un compliment, et n’a insisté que si elle y semblait dispose.

La notion la plus élémentaire de courtoisie, c’est de ne pas aller rajouter des sollicitations galantes dans un contexte où la femme est harcelée de propositions et de remarques déplacées.

Militer pour le permis d’importuner, ce serait comme militer pour un permis de percuter un piéton lors d’un dépassement. On peut permettre le dépassement en voiture, mais pas le fait de renverser quelqu’un. Encore moins de le renverser sciemment.

Dans nos grandes villes racialement sinistrées, nos femmes sont sur-sollicitées par des propositions libidineuses et des regards pervers. Mettez en confiance n’importe quelle blanche citadine et elle vous racontera ses agressions sexuelles : toutes ont déjà eu une main au cul, toutes ont déjà été traitées de pute avec plus ou moins de haine raciale, et beaucoup d’entre elles pensent avoir échappé de justesse à un viol ou un tabassage.

Oui, un bel homme blanc poli, bien habillé et parfumé pourra plus facilement partir du principe que sa sollicitation sera plaisante, plutôt qu’un sdf ou qu’un alien agressif sapé comme une racaille et vociférant des compliments nuls à chier. C’est comme ça. Mais en fait, être de droite, c’est comprendre que nous ne sommes pas tous égaux. C’est être protecteur et fraternel envers nos femmes, au lieu de les considérer comme un service public qui doit accepter de servir de serpillière aux losers de la rue.

Au delà du gauchisme extrême qu’il y a à réclamer de l’indulgence envers la misère sexuelle du pauvre pakistanais qui frotte sa bite sur les femmes du métro, il y a quelque-chose de minablement de gauche chez les hommes qui adhèrent aveuglément à tout ça : cette incapacité à juger du sociétal en se projetant en tant que père, frère ou mari. Lisez la tribune et dites-moi si vous avez envie que votre fille, votre sœur ou votre femme soit compréhensive envers la version ratée de Weinstein qu’est son patron, ou envers le sous-homme qui lui colle sa bite en érection dans le métro.

Nous vivons dans un monde étrange où les deux camps féminin qu’on nous présente sont celui où tout homme est un porc, et celui où tout homme est un porc mais ce n’est pas grave. Derrière le côté subversif, il n’est jamais remis en question l’amalgame de tous les hommes parce qu’on ne veut pas pointer un groupe plus réduit. Parce que même dans la prétendue opposition au féminisme présenté comme systémique, il n’y a nulle part la dénonciation de la réalité raciale et culturelle du harcèlement sexuel.

L’ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami : ce n’est pas parce que les féministes d’extrême gauche sont critiquées par un camp, que ce camp est notre ami. De même, ce n’est pas parce qu’on trouve la tribune des 100 ignoblement gauchiste malgré certains éléments intéressants (encore heureux), qu’on doit être traité d’allié des folledingues à cheveux verts.

On peut défendre leur texte en expliquant que le but n’était pas de pardonner mais juste de comprendre. Je répondrai que dans notre société, quand quelqu’un essaye de nous faire comprendre un comportement, c’est toujours plus ou moins directement pour nous pousser à l’indulgence. Ne soyons donc pas de mauvaise foi.

Quant au sophisme de la longue vue qui consiste à expliquer que si on ne stoppe pas net les féministes sur le harcèlement sexuel, tous les hommes seront accusés à tort « comme aux Etats-Unis », il faut arrêter. Comparer sa vie professionnelle de petit salarié à l’affaire Weinstein, c’est un peu fort de café. Le cinéma, le journalisme et la musique sont des milieux où tout le monde se fait des coups de pute. Il va falloir sortir du fantasme du viol a posteriori, la plupart des plaintes pour viol réel ne sont même pas déposées (seul 1 viol sur 10 débouche sur un dépôt de plainte) et parmi ces plaintes, seules 1 plainte sur 100 se solde par une condamnation (souvent particulièrement indulgente pour le violeur, parfois requalifié en simple « agresseur sexuel »).

Ce qui me révolte par-dessus tout, c’est de voir toutes ces femmes accepter de se diaboliser inutilement sur le sexisme, mais pas sur le « racisme » pour la bonne cause.

Avant qu’elles signent une tribune dénonçant la dégradation critique des conditions de vie des femmes à cause du remplacement ethnique de l’Occident, les poules auront des dents…

Merci à tous ceux qui partageront ce billet, parce que l’heure est grave, et la réflexion très pauvre. On assiste vraiment à un combat de nains entre féministes islamo-gauchistes VS néo-réactionnaires lâches. C’est aux femmes déçues du gauchisme féministe et aux hommes protecteurs et conscients racialement que je parle.

Une femme occidentale n’a pas à tolérer une main au cul. Elle peut l’accepter, et dans ce cas elle est consentante, ou elle peut le refuser, et dans ce cas c’est une agression sexuelle.

Mais les femmes néo-réac d’aujourd’hui n’ont pas à être émues par la misère sexuelle des porcs ni à suggérer que nos filles soient indulgentes envers la misère sexuelle du tiers-monde ou du blanc bougnoulisé lorsqu’on se frottera à elles comme de vulgaires objets masturbatoires. Et les hommes européens n’ont pas à se sentir solidaires de la racaille.

On peut le ‘tolérer’ d’un chien (qu’on enverra valser), mais on ne peut pas accepter ce comportement d’un « homme ». Pas en Europe. Pas chez nous. Pas sur nos femmes.




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