Je vois beaucoup de nationalistes expliquer qu’ils préfèrent mettre en danger leur vie pour aider des chrétiens d’orient « aryens » plutôt que pour sauver un bobo ou une féministe gauchiste. A ceux-là j’aimerais m’adresser :

La vie d’un syrio-libanais orthodoxe a donc plus de valeur que celle de ta propre sœur parce qu’elle lit madmoiZelle ?

Le racialisme n’a d’intérêt que s’il signifie « les nôtres avant les autres ». Vouloir aider l’Autre parce qu’il est « aryen » aussi, et non parce qu’il est ton frère blanc plus proche que ton cousin blanc, c’est le dernier repère de l’ethnomasochisme. Quand tu es prêt à lâcher ton frère, ta sœur, ton cousin, ta nièce, parce qu’ils sont de sales gauchistes, n’oublie pas que le vote FN explose et que la prise de conscience nationaliste et raciale est générationnelle : tous les 5 ans, la tranche d’âge qui vote le plus FN a diminué. Simplement parce que nous sommes remplacés par des générations successives de jeunes blancs de plus en plus tribaux : des millions de gauchistes vont voir leurs petits-fils si ce n’est leur fils devenir un gros facho. Pourtant, il s’agit du même génome, il n’y a aucune opération du Saint-Esprit là-dedans.

Vouloir les laisser crever pour aller défendre des communautés orthodoxes qui n’ont jamais trouvé ni ne trouveront jamais la paix dans leurs pays, ou pour faire la guerre en Ukraine dans un camp ou l’autre, c’est trahir notre race, la vraie : notre race « nationale », « régionale », « familiale ». Pas la race des théories plus ou moins scientifiques pour lesquelles vous pouvez vous enthousiasmer.

Bref moi aussi j’ai envie de voir du gauchiste pleurer, mais c’est viscéral, on ne tuera pas mon frère gauchiasse à mes pieds.

Il faut comprendre l’importance du sang pour comprendre cette scène. Dans le film Troie (le film hein), Ménélas le spartiate cocu veut tuer Paris en duel. Paris se jette aux pieds d’Hector, qui lui dit que c’est terminé. Ménélas veut tuer le minable Paris aux pieds de son frère. Hector enfreint tout son code de l’honneur pour sauver son sang, chose impensable pour un homme de son rang : il assassine Ménélas.

En fait, Hector n’a pas tant enfreint le code de l’honneur des héros. C’est Ménélas qui a littéralement chié sur Hector en pensant qu’il pourrait mettre à mort un homme aux pieds de son frère. Donc Hector a bien agi, alors qu’il n’a agit qu’à contre-cœur dans une réaction viscérale.

Moi c’est ça que je vous reproche : oublier le viscéral de votre propre sang à force de théoriser un concept abstrait de race.

Les nôtres avant les autres.