Un point commun entre les gens de peu d’ambition : ils veulent toujours tout, tout de suite. Ils ne comprennent pas le principe d’un projet sur le long terme. De bien faire les choses, en temps et en heure. Ils prennent pour folle toute personne ayant un projet qui dépasse trois semaines. Ils ne comprennent juste pas, parce qu’ils veulent tout vivre maintenant, ce qui est le propre des ratés.

La pire race de gens de peu d’ambition est celle des narcissiques fainéants : ne voulant pas faire les efforts que nécessite leur orgueil, ils préfèrent mettre leur seule énergie à projeter une image valorisante d’eux aux autres. Si leur superficialité est percée à jour parce que leur public n’est pas assez niais, ils s’empressent de changer ce public. Certains peuvent même changer intégralement de personnalité, dans le seul but de projeter des images flatteuse de leur personne.

Les narcissiques fainéants sont des étoiles filantes, des comètes qui fondent avant même de s’écraser au sol. Ils ne connaissent ni les réussites, ni les échecs, parce qu’ils ne finissent jamais rien.

Sachez que la motivation, ce n’est pas un feu d’artifice qui enverrait directement son bouquet final. La motivation, c’est une vaillance tranquille qui coule goutte à goutte dans votre cœur pour vous inspirer tous les jours et vous rapprocher de votre but par un travail quotidien.

Il en est de même pour le courage et l’amour.

La motivation, le courage et l’amour sont une triade d’inspirations qui n’ont aucune valeur lorsqu’elles sont éclatantes et passagères, mais qui permettent de tout construire lorsqu’elles sont tranquilles et tenaces.

Plus les années passent, plus j’ai de mépris pour les étoiles filantes. Ces gens qui n’ont ni l’endurance de leurs prétentions, ni la constance de leurs aspirations, ni le courage de leur arrogance, ni la profondeur pérenne de leurs élans passionnels.

Ces faibles qui pensent à tort qu’il faut tout donner dès le départ, alors que la vie tient plus du marathon que du sprint. Ces sous-êtres si formatés par leurs habitudes d’élèves médiocres qui apprennent pour oublier sitôt l’examen passé, qu’ils pensent qu’ils peuvent aussi dans la vraie vie bâcler leur réussite et bachoter sur leur avenir.

Si on juge un arbre à ses fruits, alors on doit aussi juger qu’un arbre qui a certes des superbes fruits, mais une seule fois dans sa vie, est un arbre de merde.

Yann Merkado

 

 

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