Les blancs ont une prédisposition naturelle au travail, qu’il soit physique ou intellectuel. Le progrès technique et social ayant généré du temps libre, des frustrations sont apparues dues au manque d’activité. Le mécanisme de compensation consiste à investir ce temps dans des activités improductives, parfois épuisantes mais très satisfaisantes, que ce soit sur le plan physique (randonnées, musculation, sports, …), ou sur le plan intellectuel (lecture, culture, histoire, jeux de plateau, …).

La conséquence positive est que cela forme toutes sortes de passionnés qui contribuent à la richesse humaine du groupe. Mais depuis l’apparition d’Internet, l’information abonde. Les individus les plus fragiles passent très facilement de la passion à la monomanie, ils peuvent se réfugier dans un monde imaginaire qui leur permet de ne plus subir le monde réel. Cette dérive ne concerne pas que les gauchistes. Il n’y a pas de différence de nature entre un social justice warrior qui veut imposer la théorie du genre et un platiste qui veut revenir au moyen-âge. Dans les deux cas ce sont des blancs névrosés, des blancs qui remettent en cause des constats empiriques évidents au profit de théories improbables pour le simple plaisir de l’agitation mentale.

Cette dérive poussée à son terme donne des malade mentaux isolés et égocentriques et dont le but est d’imposer leur réalité délirante au reste du monde. C’est ce qu’on appelle les trolls. Les trolls feignent de s’intéresser à la réalité mais provoquent des débats stériles et interminables car ils se nourrissent de l’attention qu’on leur porte, même lorsqu’elle est négative. Les trolls sont comme les chiens en manque d’affection, ils sont volontairement chiants car il préfère être grondés qu’ignorés. Les trolls feignent d’être de bonne volonté mais sapent le moral et les efforts de ceux qui ont l’énergie et les capacités de créer : la jalousie des trolls les poussent à rendre les autres aussi stériles qu’eux. Les trolls sont comme le hamsters dans sa roue, il s’agitent beaucoup, ils ont l’impression d’avancer mais en réalité ils restent sur place.

Le milieu faf est particulièrement perméables aux trolls pour au moins deux raisons : l’excès d’empathie et le manque d’effectifs poussent les fafs à être excessivement tolérant envers toute les personnes vaguement de leur bord, même lorsque ceux-ci ont visiblement un pète au casque ; les fafs sont naturellement tolérants envers la démarche du doute intellectuel car ils sont sortis du gauchisme mental grâce à elle. Ils savent que le fait d’être pris pour un fou par la majorité ne signifie pas nécessairement avoir tort et ils appliquent ce principe à eux-même et aux autres. Les trolls s’engouffrent dans cette faille à coups de discours incohérents mais prononcés avec beaucoup d’aplomb, invoquant le principe de « pillule rouge » et de « dématrixage » pour faire culpabiliser les plus incrédules ; et surtout, les trolls de droite sont particulièrement nocifs car ils attirent l’attention de la justice en instillant une mentalité cryptique et groupusculaire.

Placer l’anonymat, le cryptage comme règles absolues à trois conséquences : ça revient à revendiquer la volonté d’actions illégales, justifiant une enquête voir une infiltration ; ça incite les fafs à prendre des risques inutiles en se croyant protégés par l’anonymat ; ça effraie toute personne susceptible de s’intéresser à nos idées ; C’est bonne chose que les trolls se fassent éjecter par l’inertie du virage rationaliste pris par Suavelos. Il faut prévoir qu’ils soient remplacés très vite par des personnalités plus intéressantes et positives pour le groupe, et peut être même inscrire le mouvement dans un cercle vertueux.

Alean Niltrot