Vous pouvez lire l’article Pourquoi nous devons avoir l’esprit français et l’âme européenne, qui pose les base du texte qui suit.

 

L’Européanisme permet de séduire des europhiles et de faire naître une conscience raciale là où le nationalisme seul n’a pas su les inspirer.

Certains nationalistes disent que l’Européanisme est une erreur, que l’Europe unie est un fantasme. Eh bien même si c’est le cas, il faudrait être sacrément peu psychologue pour penser que tout le monde vibre directement par le sentiment national. Il y a des gens imperméable aux élans patriotiques. Tout moyen de levier idéologique est bon pour arriver à refuser le suicide occidental.

D’autres nationalistes disent que la France est bien plus attrayante pour convaincre des blancs de vouloir survivre au Grand Remplacement. Eh bien, certains vibrent par le drapeau, d’autres vibrent par la seule race, d’autres encore, comme moi, par les deux. Et le pire c’est qu’on peut changer de sensibilité au cours de sa vie, ou au gré des saisons, qu’importe. Le tout c’est de faire renaître l’envie de vivre, de donner la vie, de la protéger et de transmettre.

 

L’Européanisme n’a rien d’incompatible avec le pur nationalisme

On m’a étonné en me disant “on fait comment pour décider d’une ligne claire ? Nationalisme et européanisme sont des projets résolument incompatibles”. J’y vois un grave souci du milieu nationaliste sur-intellectualisé, peuplé de théoriciens ultra-rationnels méprisant l’instinctif jusqu’à en devenir stupides. Il est instinctif qu’on doive se rassembler avec les gens qui portent 80% de nos idées. Ce n’est pas une possibilité, c’est un devoir. L’important n’est pas le projet final, mais bien la branche commune sur laquelle on est. Les gauchistes ont très bien compris que leur point commun étaient la haine de soi et de notre civilisation, ils ont très bien œuvré ensemble en mettant de côté leurs nombreuses différences. Qu’ils soient anarchistes, communistes, gauche caviar ou gaucho-écologistes, islamistes ou laïcards, ils ont jusqu’à présent réussi avec brio à s’associer pour détruire la France. Pourquoi ne pas juste avoir des projets communs pour reconstruire le pays et la fierté nationale, pourquoi louvoyer alors que nous avons le vent du réel en poupe, sous prétexte que nous n’allons pas sur le même port voisin ?

Ce n’est pas parce que toi, nationaliste républicain, tu as aidé un royaliste à diffuser sa vidéo pro-FN qu’un racialiste européaniste païen a montée, que tu vas subitement te retrouver transporté dans une monarchie de droit divin, ni même dans une société racialiste d’adorateurs d’Odin. Non, tu as juste aidé deux électeurs FN à propager des idées du FN. Redescends sur Terre et aide tes amis politiques sur des projets communs.

Bien sûr, il est mieux de se rassembler et de travailler ensemble lorsqu’on partage un maximum d’idées. Mais toute personne qui a plus de 80% de tes idées est un ami métapolitique. En s’unissant, on véhicule des idées, un sentiment racial, et chacun, même dans le système, contribue à ces idées. Ça peut être le modérateur nouvellement conscient racialement qui annule une décision de suppression de la chaîne youtube de Conversano, comme le gendarme ou le policier qui te laissera filer même s’il a vu que tu portais une arme sur toi pendant des émeutes ethniques anti-blancs, ça peut être le type travaillant au Ministère de la Culture qui allouera des subventions à ton association identitaire, au lieu de penser que t’es un sale facho nazi mangeur de bébés noirs.

L’important, ce n’est pas la compatibilité finale, l’important c’est d’être sur la même branche. Avoir pour projet commun le réveil civilisationnel, la reconstruction de la France, la dédiabolisation du nationalisme, la liberté d’expression, la lutte contre les traîtres islamo-gauchistes et contre le Grand Remplacement.

 

L’Européanisme met en valeur la France

La France au milieu de la civilisation européenne est comme une reine de beauté parmi des belles filles : un régal. L’Européanisme ne pourrait faire de l’ombre à la France que si la France n’était pas elle-même un des phares de l’Europe. Tout Français réellement fier de son Histoire devrait comprendre que la France n’en sort que plus grandie lorsque l’Europe est prise dans son ensemble.

Il suffit d’écouter cette compilation de cornemuses européennes pour s’en persuader. Cette sélection est infiniment mieux que s’exciter sur un seul instrument, fût-il le meilleur. De la même façon qu’on apprend à apprécier un modèle précis de voiture en les connaissant un peu toutes, on ne peut apprécier pleinement la culture française qu’en connaissant les cultures européennes voisines.

 

L’Européanisme est nécessaire pour reconstituer la culture française

Dans de nombreux domaines, comme celui de la musique traditionnelle, nous avons perdu tellement d’airs et d’instruments que nous devons connaître ceux de nos voisins pour imaginer et réinventer les nôtres. Exemple : la lyre Kravik utilisée par Einar Selvik dans ce live nous permet d’imaginer la puissance que pouvait avoir les chants de nos bardes celtiques dont nous avons malheureusement perdu les chants comme les instruments. En s’inspirant de cette lyre et de ce chant, on peut avoir une petite idée de ce qui faisait vibrer nos ancêtres. Dans d’autres domaines, c’est d’autres pays qui devront apprendre de la France sur une tradition que nous avons gardée ou ressuscitée, et qu’eux ont perdue.

Être eurosceptique concernant l’identitarisme culturel, c’est comme vouloir faire de l’anthropologie en ne cherchant que les squelettes déterrés sur le sol français. Ça ne fonctionne pas comme ça.

On trouve si peu de bribes de culture de notre immense civilisation, que tout fragment de culture européenne est absolument nécessaire à la reconstitution de nos traditions et de notre roman national. Faire revivre un plat, faire revivre des techniques de combat… dans les Arts Martiaux Historiques Européens, on apprend de manuscrits de la Renaissance très bien renseignés, majoritairement allemands et italiens, sur le combat à l’épée à deux mains. Quel imbécile il faudrait être pour dire “Non ça ne m’intéresse pas, ce n’est pas un manuscrit français”.

 

Le chauvinisme culturel français ne doit pas devenir un élitisme méprisant

J’ai fait écouter l’interprétation de Völuspá par Einar Selvik à un nationaliste anti-européiste, celui-ci a répondu : “Je préfère la harpe celte.”
Voilà qui illustre justement tout à fait mes propos : la lyre celte ayant disparu, on a besoin de la lyre kravik pour essayer d’imaginer à quoi pouvait ressembler la musique celtique, sans parler du fait que cette harpe est certainement faite avec des techniques modernes, là où la lyre Kravik en question est reconstruite à partir de vrais modèles du XIIIe siècle.

Il faut retrouver le goût pour les instruments et les plats rustiques européens, au lieu de chercher à vanter notre élitisme musical et culinaire. Si on ne fait pas ça, on laisse des trous énormes dans l’Histoire culturelle de la France, et en plus de ça on laisse des gens s’extasier sur des instruments et des plats plus rustiques en Orient ou au Maghreb alors même que nous avions les mêmes choses. Si la socca niçoise (crêpe à base de farine de pois-chiches) n’avait pas traversé les âges, qui aurait cru que le pois-chiche n’a rien d’exotique et fait partie intégrante de la cuisine européenne depuis les temps les plus reculés ? A trop se branler sur les macarons, on s’auto-déprécie en oubliant nos gâteaux au miel de l’antiquité et du moyen-âge, en les abandonnant aux pâtissiers maghrébins.

Dire “Je préfère la harpe celte à la lyre Kravik”, c’est exactement comme dire “Je préfère le champagne français à cet hydromel belge.” Vous êtes certes libre de préférer, mais ne dépréciez aucun des deux.

Buvez du champagne, buvez de l’hydromel, ne méprisez pas le rustique, car la culture française se meurt de tout ce qu’elle a abandonné aux autres cultures, en s’oubliant elle-même à force de vouloir faire du raffiné. Faites que le macaron n’enterre jamais la fougasse !