Jusqu’en 1940, tous les quartiers de Chicago sauf trois avaient une majorité de blancs. Les exceptions étaient Douglas, Grand Boulevard et Washington Park, le cœur de ce qui était connu comme « la Ceinture Noire », le ghetto du Côté Sud où les Afro-américains étaient confinés.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les blancs ont commencé à déménager vers les banlieues, et les conventions restrictives qui avaient interdit aux noirs de vivre dans la plupart des quartiers ont été supprimées. Vers 1950, la Ceinture Noire s’était étendue à Douglas, au Near South Side et au Fuller Park. Vers 1980, ce n’était plus une ceinture. C’était un croissant incluant la plupart de l’Ouest et du Sud de la ville, de Madison et Central à la 135th et State.

Ce n’était pas de l’intégration. Comme le vieux dicton dit « L’intégration est la période entre l’arrivée du premier noir et le départ du dernier blanc. » C’était un complet remplacement ethnique. En une génération, un tiers des aires communautaires de la ville sont passées de intégralement blanches à intégralement noires. Aujourd’hui, seuls 21 quartiers ont une majorité de blancs, et seuls 12 ont une population blanche excédent la moyenne nationale de 63%.

Répartition ethnique par quartiers de Chicago au fil des décennies

Ce n’est pas si frappant, pourtant. La ville est devenue plus diverse en même temps que la nation.

Ce qui est le plus frappant à propos de la distribution raciale de Chicago, c’est l’absence pratiquement totale de blancs dans les quartiers noirs. Même les quartiers les plus blancs de la ville – Mount Greenwood et Lincoln Park – ont respectivement des populations noires de 4,7% et 4,9%. Mais parmi les 28 quartiers en majorité noirs, la plupart ont des populations blanches en dessous de 2%.

Le plus racialement homogène de tous les quartiers de Chicago est Englewood, qui est à 98,5% noir, à 0,6% blanc et à 0,4% latino. Sur les 35 186 résidents d’Englewood, 34 658 sont noirs, 211 sont blancs et 141 sont latinos. Dans les années 50, Englewood était en majeure partie allemand, suédois et irlandais. Ils sont tous partis, laissant seulement une église luthérienne.

De 1960 à 1980, la population blanche d’Englewood a chuté de 51 583 à 818 d’après l’histoire du quartier par le Chicago Reporter. Même le netoyage ethnique des Balkans n’a pas abouti à un tel changement de population que ce que le White Flight de Chicago a fait.

NBC Chicago

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Il est vraiment important que nous ayons un mot pour désigner ce « White Flight » : quand un phénomène est nié, s’il n’existe même pas de mot pour le désigner, il ne risque pas d’être accepté un jour. Après des décennies de remplacement de population, le remplacement ethnique commence enfin à être une évidence pour tous grâce à l’appellation de « Grand Remplacement ».

L’exode blanc me semble être la traduction la mieux adaptée.

Sur wikipédia, on peut avoir une crise de fou rire à la page white flight :

« En France, il n’y a pas réellement eu de white flight. »

Le négationnisme remplaciste va très, très loin. On interdit les statistiques ethniques, puis on affirme qu’il n’y a pas de preuves statistiques d’un changement de la composition ethniques des villes. On stigmatise et traite de raciste ceux qui, faute de statistiques autorisées, osent faire confiance à leurs yeux.

Il ne faut pas avoir honte de parler d’exode blanc. Ce n’est pas un concept fragile. Si les blancs du peuple ont fui les quartiers de banlieues où l’on a nourri logé blanchi nos remplaçants du continent africain, ce n’est pas par peur ou par fragilité. C’est surtout parce que PERSONNE n’a envie d’élever ses enfants parmi des enfants mal-élevés, en retard scolaire, avec un fort niveau de racisme anti-blanc et de délinquance. A un moment, il faut comprendre que vivre quelque-part, c’est aussi avoir des enfants.

Si la diversité ne vous pose « aucun problème » lorsque vous traversez ses quartiers en Uber, sachez que les blancs du peuple se demandent comment ils vont élever leurs enfants parmi la racaille. Vivre, c’est pouvoir élever des enfants. Sinon ça s’appelle survivre. Dans la plupart des grandes villes, on survit. Scolariser ses enfants dans le privé ne change rien à la réalité environnante.

Aujourd’hui, même des parents non-blancs commencent à regretter les blancs et à réclamer des quotas de blancs pour avoir des classes plus studieuses et des camarades moins cons pour leurs enfants.

N’ayez pas honte de parler d’exode blanc, et d’affirmer votre droit à ne pas vouloir élever des enfants dans la crainte qu’ils se fassent agresser, ralentir scolairement ou violer.

Yann Merkado