Auteur : Mamie Sol.

Un article qui s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes, pour vous parler d’éducation.

La parole féminine étant la bienvenue ici, je vais quelque peu faire parler d’outre-tombe feu ma grand-mère. Cette grand-mère était aussi douce lorsqu’elle nous apprenait à peler les pommes et les couper pour en garnir une tarte ou nous chanter une berceuse, qu’elle était dure lorsque nos coudes traînaient sur la table, que nos dos n’étaient pas droits, que nous parlions la bouche pleine, ou encore lorsque l’on disait « De rien » au lieu de « Je vous (t’) en prie » ou « Je m’excuse » au lieu de « Je vous (te) présente mes excuses ».

La très douce, la très aimante et parfois très indulgente Mamie avait mis un point d’honneur à l’éducation de ses enfants et au perfectionnement de celle de ses petits-enfants lorsqu’ils venaient lui rendre visite ou qu’ils séjournaient chez elle.

Ma grand-mère eut le temps de se consacrer à l’éducation de ses enfants car elle n’avait pas à travailler, chose qui était encore possible à son époque. Mais elle était bien consciente de la nécessité d’un emploi chez ses filles et belle-filles et a mis la main à la pâte de bon cœur pour pallier à une carence prévisible et évitable d’éducation chez ses petits-enfants, en vue de faciliter leurs vies sentimentale, sociale et professionnelle ultérieures.

Cela dit, tout le monde n’a pas eu cette possibilité : certains auront eu des parents plutôt absents par la force des choses, d’autres auront vu leurs parents manquer de cette formation aux civilités et aux « bonnes-manières » et ne pourront donc pas s’inspirer de leur exemple parental pour s’améliorer eux-même en terme de civisme, galanterie, courtoisie, politesse et autres sophistications.

De même qu’il est louable de souhaiter préserver une culture et un mode de vie, il paraît assez paradoxal de défendre un art de vivre spécifique que l’on ne pratique pas au quotidien.

 

 

Il me paraît donc essentiel de vous inviter à une ré-éducation. Et il existe une solution (parmi d’autres) facilement disponible et peu onéreuse, qui pourrait permettre à tout un chacun de devenir un Homme Civilisé, en l’occurrence Français, (attention toutefois : beaucoup de sites et livres vantent un modèle plutôt anglo-saxon) en commençant par le plus élémentaire et le plus fondamental de nos rites sociaux : le repas.

Ainsi, je vous conseille vivement de vous procurer, par exemple, le livre de Michel Guibert et Pauline Delamarque « Savoir Recevoir, Savoir Vivre » (moins de quatre euros d’occasion sur internet sur Price Minister, 80 pages sans compter les recettes de cuisine des grands classiques) pour vous approprier ou réapproprier les bases de cet art de vivre, mais également certaines nuances nécessaires et remarquables, pour la promotion de notre culture par l’exemple, et ainsi gagner progressivement le respect des générations qui nous précèdent et qui perçoivent les jeunes comme des sauvages, mais encore, et c’est fondamental, reforger un héritage actuellement en voie de déliquescence pour les générations futures.

La bonne éducation n’est pas l’apanage des riches, comme la mauvaise n’est pas celle des pauvres.

Auteur : Mamie Sol.