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Essai sur l’inégalité des races humaines est un essai du comte Arthur de Gobineau paru en 1853 pour la première édition, partielle, visant à établir les différences séparant les différentes races humaines, blanche, jaune et noire. Il est édité en entier pour la première fois en 1855. Gobineau inventa avec ce livre un des plus grands mythes du racisme contemporain : le mythe aryen [NOTE DE SUAVELOS : les mots ne sont pas de nous, cette présentation vient de Wikipedia].

Méthode

L’Essai sur l’inégalité des races humaines est un long ouvrage mêlant assertions scientifiques et préjugés populaires. Dans son livre, Gobineau passe en revue l’histoire ancienne et sa succession de peuples et de civilisations à l’aune du critère unique des trois races noire, jaune et blanche, qu’il définit succinctement au début de l’ouvrage par quelques considérations essentiellement physiologiques et psychologiques et fait descendre très sérieusement des trois fils de Noé, respectivement Cham, Sem et Japhet, selon la tradition biblique.

Ainsi le mélange des races est pour Gobineau le moteur de l’histoire. Tout est réductible à cette cause comme il le souligne lui-même :
« je ne me dissimule pas non plus que la libre action des lois organiques, auxquelles je borne mes recherches, est souvent retardée par l’immixtion d’autres mécanismes qui lui sont étrangers. Il faut passer sans étonnement par-dessus ces perturbations momentanées, qui ne sauraient changer le fond des choses. À travers tous les détours où les causes secondes peuvent entraîner les conséquences ethniques, ces dernières finissent toujours par retrouver leurs voies. Elles y tendent imperturbablement et ne manquent jamais d’y arriver »
Gobineau analyse chaque peuple un à un, en expliquant ses réussites ou ses échecs selon la prédominance de tel ou tel élément ethnique en son sein ; en réalité, sa vision ethnologique est marquée par une hiérarchie des races rarement dissimulée.

Le contenu de l’œuvre apparaît donc essentiellement historique, avec l’aide de l’archéologie, de la linguistique, de la littérature. Parlant de l’ethnologie, Gobineau souligne que :
« C’est la frapper de stérilité que de l’appuyer avec prédilection sur une science isolée, et principalement sur la physiologie. Ce domaine lui est ouvert, sans nul doute ; mais, pour que les matériaux qu’elle lui emprunte acquièrent le degré d’authenticité nécessaire et revêtent son caractère spécial, il est presque toujours indispensable qu’elle leur fasse subir le contrôle de témoignages venus d’ailleurs, et que l’étude comparée des langues, l’archéologie, la numismatique, la tradition ou l’histoire écrite, aient garanti leur valeur, soit directement, soit par induction, a priori ou a posteriori. »
Les analyses physiologiques des races sont en effet minoritaires chez Gobineau par rapport aux discours sur le caractère des peuples tels qu’il se révèle dans les annales ou dans l’archéologie. Finalement, en plus de cette tendance à l’érudition, l’ouvrage frappe par sa forte charge littéraire, soulignée par exemple par Hubert Juin dans sa préface.