De rĂ©centes fouilles archĂ©ologiques ont rĂ©vĂ©lĂ© un quartier militaire datant du premier siĂšcle situĂ© juste Ă  cĂŽtĂ© des remparts de l’ancienne ville romaine de Lyon, dans le 5e arrondissement. Le site est dĂ©coupĂ© en trois parties, comprenant la maison romaine, le fortin avec le stock des armes et une terrasse d’armements.

Cette dĂ©couverte archĂ©ologique majeure, sur 650mÂČ, pourrait apporter un nouvel Ă©clairage sur les derniers instants de la bataille de Lyon en 197, opposant les lĂ©gions de l’Empereur Septime SĂ©vĂšre et l’usurpateur Clodius Albinus.

« On fouille une scĂšne de champ de bataille avec tous les vestiges des combats qui ont eu lieu en milieu urbain avec des pointes de flĂšches, des Ă©lĂ©ments d’artillerie, des lances, des Ă©lĂ©ments d’équipement tombĂ©s lors des combats et puis mĂȘme la tĂȘte d’un lĂ©gionnaire dĂ©capitĂ© Ă  la suite de cette prise, et ça, c’est exceptionnel pour nous. Ça nous permet de documenter ces vestiges archĂ©ologiques et puis surtout de faire le lien entre la petite et la grande histoire et de rassembler ce qu’on dĂ©couvre et ce qu’on connaĂźt Ă  travers les textes et la connaissance historique de l’empire romain« , a confiĂ© Benjamin ClĂ©ment, archĂ©ologue responsable des fouilles de la Visitation.

Les archĂ©ologues ont aussi trouvĂ© beaucoup d’objets liĂ©s Ă  la vie quotidienne, que ce soit pour la toilette des gens de l’époque, comme des cures oreilles ou des pinces Ă  Ă©piler, ou pour leur occupation le soir au moment de la dĂ©fense de la ville, comme des dĂ©s ou des jetons. La plupart des objets seront confiĂ©s au CREAM de Vienne, spĂ©cialisĂ© dans la restauration d’objet archĂ©ologique. Au total, il y aurait prĂšs de 100 piĂšces d’armement et 300 d’objets du quotidien rĂ©pertoriĂ©s sur le chantier depuis dĂ©but juin.

Les fouilles touchent Ă  leurs fins puisqu’elles terminent Ă  la fin de la semaine avant de continuer l’annĂ©e prochaine dans la mĂȘme pĂ©riode. Le chantier est rĂ©alisĂ© conjointement par le Service archĂ©ologique de la Ville de Lyon, l’UniversitĂ© LumiĂšre Lyon 2 et le laboratoire ArAr (CNRS Lyon).

Source : lyonmag