De l’aberration des plaintes de nos racailles quant à leurs conditions de vie. La France, c’est le paradis économique des branleurs !

En France, en 2016, il n’y a plus de misère véritable.
Quand on parle de la misère pour un français, on parle d’un consommateur modeste et aigri devant un achalandage plus gros que son portefeuille, et qui a du mal à refréner ses désirs ; on appelle ça un pauvre, moi j’appelle ça un pauvre riche. Au delà de ça, il y a aussi des gens psychologiquement atteints, des malades de l’alcool ou de la drogue mais ce sont là d’autres problèmes. Ce qui conduit à la mendicité aujourd’hui est rarement en explication numéro 1, le manque d’argent.

Estimation pour un célibataire sans emploi en province :
RSA socle : 471€, loyer (350€ – 260€ APL) 90€, nourriture pour un mois : 150€, assurance : 30€, CMU gratuite, mutuelle : 40€ (Aide annuelle : 500€), électricité : 50€, Internet + téléphone fixe : 20€, transports en commun gratuit, tarif très réduit dans les cinémas, patinoires, piscines, musées, concerts, bibliothèques, clubs de sports.

Estimation pour une femme seule sans emploi avec un enfant en province :
RSA socle avec 1 enfant : 674€, loyer (450€ – 350€ APL) 100€, nourriture pour un mois : 250€, assurance : 40€, CMU gratuite, mutuelle : 50€ (Aide annuelle : 500€), électricité : 60€, Internet + téléphone fixe : 20€, transports en commun gratuit, tarif très réduit dans les cinémas, patinoires, piscines, musées, concerts, bibliothèques, centres aérés, clubs de sports.

A toutes ces aides, se rajoutent des aides exceptionnelles des conseils régionaux, conseils généraux, des allocations de rentrée, les frais de scolarité gratuits, des primes diverses et variées, des formations professionnelles gratuites, etc…

Et là je ne parle que pour les moins chanceux, car il y a aussi moyen de faire du travail au noir : gardiennage d’enfants, ménages à domicile, travaux divers, de gratter quelques avantages auprès d’associations à visées sociales ou même pourquoi pas de trouver un emploi déclaré, même temporaire, même pour quelques heures, pour mettre du beurre dans les épinards.

Pour les vêtements, il y a de nombreux points d’achat pour des vêtements en bon état à quelques euros le pantalon ou le chandail, même pour les enfants, vraiment pas de quoi se ruiner pour une garde-robe. Le don de vêtements se pratique dans les familles également, pour que les enfants plus jeunes portent les anciens vêtements des plus vieux, et tout ça ne coûte pas un sou. C’est particulièrement courant dans les familles africaines, pour ne pas dire une constante.

Évidemment, dans tout ça, il n’y a pas de vacances onéreuses, pas de vêtements à la mode, pas de cigarettes, pas d’alcool, pas de voiture, pas de jeux vidéos du dernier cri (et encore !), pas de plats préparés dispendieux ou de restaurants, pas de soirées distinguées dans la capitale, le loisir payant reste rare, les matériels électroniques et ménagers sont achetés d’occasion et utilisés jusqu’à l’usure, bref, on regarde à la dépense, on favorise le réutilisable au jetable et on prend soin des choses.

La vie simple et modeste n’est pas la misère, ni même la pauvreté et c’est bien ainsi en ce qui concerne les sans-emplois puisque après tout, c’est le contribuable qui paye !

Ainsi donc on se demande, après avoir créé un système aussi formidable, quoique perfectible et fragile dans ses équilibres, après des siècles de lutte contre les pouvoirs établis, pourquoi on voudrait, d’un seul coup, le détruire en forçant l’accueil en son sein de toute la pauvreté et la misère du monde ? Est-on devenu fou ?

Denis

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