Dans la jungle du gauchisme, il est bon d’avoir des armes rhétoriques pour se défendre. Cet article du blog « La crise de l’Occident » vous aidera en ce sens et s’attelle à déglinguer le mythe de l’appropriation culturelle :

 

L’appropriation culturelle

Commençons par définir le concept. Selon un article de Libération, « le concept d’appropriation culturelle est l’héritage du courant académique postcolonial des années 80. Ses tenants dénoncent l’usage par «des membres de la société dominante occidentale des biens matériels et immatériels issus de pays anciennement colonisés ou de minorités historiquement opprimées», à l’instar des Afro-américains ou des Amérindiens. »

Le ton est donné. L’appropriation culturelle ne concernerait donc que les « membres de la société dominante occidentale » – entendez blancs – par opposition aux « anciennement colonisés », ou issus de « minorités historiquement opprimées ».

Nous partons donc du constat – faux – que seuls les Occidentaux ont dominé d’autres peuples et ont usé de biens matériels et immatériels issus de ces colonisés.

On notera le deux poids deux mesures qui règne encore ici.

On arrive encore à reprocher le contenu du Web à l’Occident, qui a pourtant inventé Internet :

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Cependant, l’Islam, qui a arraché d’immenses territoires à d’autres civilisations, sera félicité sans réserve pour avoir traduit quelques textes grecs ou indiens. Pourtant, ne s’agissait-il pas d’une entreprise impérialiste au même titre que celles que l’Occident entreprendra plus tard ?

Dans un article d’Atlantico, Jean-Louis Harouel, agrégé des Facultés de droit, professeur émérite à l’Université Paris II, écrit : « Le fait que ce soit la civilisation chrétienne occidentale et non la civilisation musulmane qui ait inventé le progrès technique et le développement économiqueest d’autant plus étonnant que la première souffrait au départ d’un très lourd handicap par rapport à la seconde, laquelle partait avec une colossale avance. En effet, elle a directement bénéficié d’un prodigieux capital intellectuel, auquel la chrétienté occidentale n’a eu accès que bien plus difficilement et beaucoup plus tard. Car l’islam s’est emparé de la partie restée riche et hautement civilisée du monde antique, tandis que sa partie occidentale européenne avait été appauvrie et désorganisée par les crises politiques et économiques ainsi que par deux siècles de conquête par les barbares. »

L’Islam « s’est emparé ». Et pourtant. Une déformation historique a fait de l’Islam la religion fraternelle entre les Arabes et les Noirs, ainsi qu’une protestation contre la société blanche américaine via Malcolm X et Nation of Islam.

On notera que certaines « appropriations culturelles » ne gênent personne. Par exemple, faire passer l’Islam pour plus tolérant et gay friendly que le Christianisme. Une blague !

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A présent que nous avons montré que le fait de reprocher le crime d’appropriation culturelle uniquement à l’Occident ne tient pas, nous allons donner un exemple d’appropriation culturelle qui n’a rien à voir avec l’Occident. Pire, c’est selon nous la plus grande appropriation culturelle de toute l’Histoire.

Déplaçons-nous géographiquement vers la Péninsule Arabique. Retournons en arrière.

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Nous sommes le 11 février 624. Un événement considérable pour la suite de l’Histoire du monde vient de se produire : Mahomet rompt avec les juifs de Médine.

Mahomet s’était réfugié dans la ville en 622, après qu’il eut, selon le Coran, reçu l’ordre de Dieu de quitter La Mecque, ville distante de plus de 430 km. Il y émigra alors avec les premiers musulmans. Cette migration est appelée l’hégire (Hijra c’est-à-dire l’« exil » ; la « rupture » ; la « séparation »), point de départ du calendrier islamique.

Wikipédia présente un résumé rapide de la situation : « À Médine, la communauté constituée autour de Mahomet s’accrut peu à peu. Les fidèles s’appelaient (au singulier) moslim, c’est-à-dire soumis (à Allāh). Le clan de Mahomet, enrichi par la guerre privée, acquit peu à peu les caractéristiques d’un État théocratique. Il finit par dominer pratiquement Médine. Pour cela, il dut faire face à l’opposition de certains chefs des tribus juives. »

Les premiers musulmans deviennent donc progressivement dominants dans Médine.

Daniel Pipes détaille bien, sur son site, les étapes de la rivalité religieuse entre les Juifs installés et les musulmans fraîchement arrivés :

« À son arrivée à Médine, voire quelque temps auparavant, le Coran adopta un certain nombre d’usages susceptibles d’éveiller la sympathie des Juifs : un jeûne semblable à celui du Yom Kippour, un lieu de prière ressemblant à une synagogue, la permission de consommer des denrées casher et l’autorisation d’épouser des femmes juives (lol). »

L’excellent ouvrage de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus selon Mahomet, paru chez Seuil/Arte Editions, nous plonge au plus près de la rivalité naissante entre Mahomet et les Juifs de Médine (pp 30-31) :

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Daniel Pipes nous explique que la rupture entre les Juifs et les muhâjirûn (émigrés) aura des conséquences carrément religieuses.

« Cette prescription, la première qibla (direction des prières), ne dura pas très longtemps. Les Juifs critiquèrent la nouvelle foi et rejetèrent les gestes d’amitié des Musulmans; et peu après, le Coran annula ceux-ci, probablement au début de l’an 624. L’explication de cette brusque modification apparaît dans un verset coranique enjoignant aux croyants de ne plus prier face à la Syrie, mais à nouveau en direction de la Mecque. »

L’article d’Hérodote sur les événements précise encore que « trois des quatre communautés juives de Médine persistent dans leur refus de se convertir à la nouvelle foi. Ces juifs reprochent en particulier à Mahomet de détourner le sens des textes bibliques et osent même se moquer de lui. »

On trouvera, page 173 de Jésus selon Mahomet, l’explication de la racine du problème :

« Mais le Coran n’est pas un nouveau Nouveau Testament. En tant que révélation directe de Dieu à Mahomet, implicitement le Coran périme les Écritures antérieures. »

De quel droit ?

Tournons-nous vers Wikipédia de nouveau pour explorer l’ampleur de l’appropriation culturelle effectuée par l’Islam :

« Nombre de commentateurs musulmans contestent l’intégrité des textes – révélations qui ne devraient contenir que les paroles de Dieu – dans leurs versions chrétiennes et juives qui auraient été falsifiées. »

Plus loin : « Le Coran est compris par les musulmans comme cette ultime révélation qui corrige les déformations juives et chrétiennes infligées à la révélation première faite à Adam et, bien qu’il emprunte de nombreuses références aux textes judaïques, l’islam conteste dès sa naissance l’intégrité de la Bible hébraïque. Le Coran articule contre les juifs d’importants reproches : ceux-ci auraient falsifié (tahrîf ; 5,13) leur livre et auraient modifié (tabdîl « substitution » ; 7:162) certains passages annonçant la venue du prophète de l’islam. »

Le sommet est atteint : « Dans l’islam, Abraham devient la figure originelle du croyant, pur monothéiste, précédant les déviations des juifs et des chrétiens dont les Écritures ne rendent pas compte, selon le Coran, de la pureté du message coranique. Pour les musulmans, la Bible ne peut donc être tenue pour authentique. »

On trouvera dans la traduction de la biographie religieuse de Mahomet (Sîra) traduite par Wahib Atallah, aux éditions Fayard, la dramatique suite des événements (page 277) :

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Les Banu Quraydhah étaient une tribu juive de Médine. Ils participèrent à la bataille de la Tranchée contre les troupes de Mohammed. Ils furent massacrés par les premiers musulmans après cette bataille, dans le Dhul Qa‘dah en février et mars 627 apr. J.-C.

L’appropriation des récits juifs par Mahomet s’est donc traduite par une éradication pure et simple des Juifs dans la Péninsule Arabique.

On connaît la suite de l’Histoire. Les Arabes porteront l’Islam hors d’Arabie, et la confrontation avec le Christianisme débutera, autour cette fois de Jérusalem, encore une fois revendiquée par les musulmans.

Muslim conquest

Pour conclure, nous citerons la psychiatre syrienne Wafa Sultan. Lors d’un débat télévisé, un cheikh s’est emporté sur les Croisades et autres crimes de l’Europe. Wafa Sultan a répondu (2005) :

« The Crusader wars about which the professor is talking – these wars came after the Islamic religious teachings, and as a response to these teachings. This is the law of action and reaction. The Islamic religious teachings have incited to the rejection of the other, to the denial of the other, and to the killing of the other. Have they not incited to the killing of Jews and Christians? If we had heard that a tribe in a distant corner of China has a holy book and religious teachings calling to kill Muslims – would the Muslims stand idly by in the face of such teachings?

« The Crusader wars came after these Islamic religious teachings. When these Islamic teachings were delivered, America did not exist on the face of the earth, nor was Israel in Palestine…

« Why doesn’t he talk about the Muslim conquests that preceded all the wars he is talking about? Why doesn’t he mention that when Tariq bin Ziyyad entered Andalusia with his armies, he said to his people: ‘The sea is behind you, and the enemy is in front?’ How can you storm a peaceful country, and consider all its peaceful inhabitants to be your enemies, merely because you have the right to spread your religion? Should the religion be spread by the sword and through fighting?… »

La messe est dite.

Note 1 : Pour ceux qui argueront que le Christianisme a pratiqué la même appropriation culturelle vis-à-vis du judaïsme, rappelons que Jésus ainsi que les premiers adeptes du Christianisme étaient tous juifs. Et que l’Ancien Testament n’a pas été réécrit par Jésus. Personne n’a jamais dit que Moïse était chrétien.

Note 2 : A ceux qui diront que c’est le point de vue de l’Islam et qu’il est respectable, nous répondons : à moins que vous ne soyez de fervents musulmans, vous ne pouvez pas ne pas voir la gigantesque appropriation culturelle qu’a effectuée l’Islam. « Le Coran est né dans un milieu, dans un espace culturel, en un temps donné, comme n’importe quelle autre production culturelle ou littéraire. Rien ne vient de rien, hormis la création ex nihilo par Dieu. Or cela qui est généralement accepté pour la Bible, qu’il s’agisse des Écritures vétéro-testamentaires ou néo-testamentaires, fait encore problème pour certains, dès lors qu’il est question du Coran. »

Petit bonus : dans le Coran, « Jésus » dit lui-même qu’il sera témoin contre les Chrétiens pour avoir inventé le dogme de la Trinité. Jésus parle, 600 ans après avoir quitté ce monde…

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(Selon le Coran, la Vierge Marie est comprise dans la Trinité, ya du level…)

Sources :

http://next.liberation.fr/vous/2016/12/22/tous-coupables-d-appropriation-culturelle_1537005

http://www.atlantico.fr/decryptage/decollage-occident-entraine-declassement-civilisation-musulmane-jean-louis-harouel-552396.html

https://www.herodote.net/11_fevrier_624-evenement-6240211.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9dine

http://fr.danielpipes.org/1878/les-revendications-des-musulmans-sur-jerusalem

http://www.seuil.com/ouvrage/jesus-selon-mahomet-gerard-mordillat/9782021172065

https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9gire

https://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_et_Bible_h%C3%A9bra%C3%AFque

http://www.fayard.fr/la-biographie-du-prophete-mahomet-9782213617534

https://fr.wikipedia.org/wiki/Banu_Qurayza

https://www.memri.org/reports/attacks-arab-american-psychiatrist-wafa-sultan-islamist-sheikh-al-jazeera-calls-her-heretic

http://remmm.revues.org/7054

http://boutique.arte.tv/f9271-juifs_musulmans_episode1