Source : Parisvox.info

Les spermatozoïdes se font de plus en plus rares dans le sperme des occidentaux. Le constat n’est pas nouveau, mais le seuil critique en dessous duquel la procréation doit absolument être assistée médicalement (PMA) approche rapidement.

Une évolution préoccupante

Une équipe de chercheurs américains dirigée par Shanna Swan, spécialiste en médecine reproductive à l’Ichahn School of Medicine at Mount Sinai de New York, a analysé les résultats de travaux menés sur la concentration de spermatozoïdes dans le sperme de 43 000 hommes à travers le monde entre 1973 et 2011. Ils ont pu observer une baisse drastique du nombre de spermatozoïdes par millilitre de sperme chez les hommes occidentaux : en 1973, chaque millilitre de sperme d’un occidental contenait en moyenne 99 millions de spermatozoïdes alors qu’en 2011 ce nombre n’était plus que de 47 millions. Une chute de plus de 50 % en un peu moins de 40 ans. En dessous de 45 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme, les difficultés à procréer se manifestent, et sous la barre des 15 millions la procréation nécessite d’être effectuée in vitro.

Si cette tendance à la baisse du nombre de spermatozoïdes dans le sperme que l’on observe uniquement chez les occidentaux venait à perdurer, ce seuil de 15 millions par millilitre pourrait être atteint en 2034 selon les estimations.

Comment expliquer ce phénomène pour le moins inquiétant ?

Cinq facteurs pourraient concourir à cette baisse vertigineuse de la concentration en spermatozoïdes dans le sperme des occidentaux : notre mode de vie sédentaire, le tabagisme des mères durant la grossesse, l’exposition répétée à certains pesticides, la présence de perturbateurs endocriniens dans notre environnement et certaines sources de chaleur comme les ordinateurs portables connectés en wi-fi que l’on pose parfois directement sur les cuisses.

Une faible quantité de spermatozoïdes dans le sperme rend la procréation plus compliquée et il faut par conséquent plus de temps pour la mener à bien. A long terme cela ralentit la croissance démographique d’une population ou accélère sa décroissance. Mais ce n’est pas tout. Une étude danoise de 2009 a mis en évidence une corrélation entre la baisse du taux de spermatozoïdes dans le sperme et une hausse du taux de mortalité des hommes.

Une insuffisance de spermatozoïdes dans le sperme peut-elle se transmettre à ses fils ?

Les causes principales de la baisse de la fertilité en occident laissent penser que ce n’est pas le cas puisqu’elles ne sont pas liées à notre génétique mais à notre mode de vie et notre environnement. Cependant, on sait désormais qu’il existe des modifications chimiques qui s’opèrent non pas à l’intérieur mais autour de l’ADN et qui peuvent aussi être transmises. Un phénomène d’hérédité de caractères acquis qu’on appelle épigénétique et qui est encore assez mal connu. Les dommages causés par les perturbateurs endocriniens ou les pesticides sur la concentration du sperme en spermatozoïdes pourraient donc peut-être se transmettre. Aucune étude n’a cependant été menée sur ce point précis jusqu’à présent.

La natalité déjà moribonde en occident ne risque pas de s’améliorer si nous conservons le même mode de vie. On aura alors tout loisir de nous expliquer la nécessité des vagues d’immigrations venant d’Afrique où la natalité connaît le problème inverse. Certains voient même dans notre fertilité en berne une opportunité divine : l’imam Muhammed Ayed avait tenu en 2015 un discours enflammé à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, dont on peut retrouver la vidéo sur internet, où il exhortait les musulmans à faire des enfants avec les européennes, dans un but de conquête affiché sans ambages.

Source : Parisvox.info