De toutes les langues employées depuis les premiers balbutiements de l’Humanité, le politiquement correct est sans conteste la plus pauvre de toutes. Nous aurions beau chercher dans l’art rupestre ou dans les plus anciens manuscrits consignés par l’Homme, trouver une telle ignominie semble chose infaisable.

Le but du langage était par le passé d’exprimer la réalité, de communiquer ses pensées et ses états d’âme.

Le politiquement correct est le seul à avoir pour objectif l’exact opposé.

Il symbolise l’inversion du réel et la négation de ses convictions intimes. L’individu lambda demeure silencieux lorsqu’il s’agit de clamer haut et fort ses pensées et ses constats, alors même qu’ils sont d’une évidence criante. Tout le malheur du monde vient de l’incohérence entre ses convictions et ses actes dans l’existence. Le pauvre en vient même à se demander si ce n’est pas lui, le fou, parce qu’il est entouré de malades qui prétendent le guérir. La langue de bois détruit la psychologie d’un homme mieux que ne l’a jamais fait aucune autre idéologie. Ses conséquences sont insoupçonnées et créent toutes sortes de maladies mentales, d’inconforts permanents et de labyrinthes psychologiques dans lesquels les plus faibles d’esprit se perdent.

Je vous renvoie à Theodore Kaczynski, qui décrit tout cela avec un brio inégalé dans La Société industrielle et son avenir.

Malgré la réalité qui saute aux yeux, certains persistent dans leur folie. Pour ces énergumènes, il serait faux de parler de mauvaise foi, car ils ne l’ont plus, la foi, justement. Il est vain de tenter de les raisonner. La raison pour laquelle ils n’ont pas accepté la réalité n’est aucunement, comme certains le prétendent, parce qu’ils sont inaptes à constater des truismes. C’est en réalité toute leur stabilité mentale qui est en jeu. L’être humain est très compétent pour relever les signes qui menacent sa survie. Si les gauchistes et autres bien-pensants ne l’ont pas fait, c’est parce qu’ils n’ont pas, paradoxalement, complètement perdu leur instinct de conservation. Leur cerveau leur envoie toutes sortes de signes, mais ils les nient, car -imaginez un peu- ils seraient complètement désemparés s’ils acceptaient de voir le monde pour ce qu’il est. C’est toute une vie à reconstruire, une psychologie à refaire, que d’admettre qu’on a été dans le faux durant tout ce temps. Peu en sont capables.

Ne perdons plus d’énergie à tenter de les réveiller d’un sommeil dans lequel ils se plongent à coups de somnifères. Ces gens sont cet arbre qui cache la forêt, à savoir la majorité silencieuse qui ne supporte plus les oukases de l’élite mondialiste.

« Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse. » Abattons cet arbre qui a renié ses racines, et nous nous ferons entendre.

Comment stopper son avancé ? Assumez haut, fort et sans équivoque vos positions. Vous seriez surpris de constater que vos opinions sont très largement partagées. L’avenir n’est plus aux modérés, les extrêmes dicteront la direction de notre époque. Même si vos positions radicales devaient transformer certains gauchistes en hyper-gauchistes, cela en vaudrait la peine. Certains ne semblent pas comprendre la véritable force de la maladie mentale qu’est la bien-pensance. Sa grande efficacité n’est pas d’avoir transformé des centaines de millions d’individus en gauchistes patentés. L’étiolement du peuple est sa véritable carte maîtresse.

Par le passé, le peuple analphabète était bien plus intelligent et instinctif dans ses choix de survie que celui d’aujourd’hui. Qu’est-ce que l’éducation estudiantine, si ce n’est l’inversion des lois naturelles ? Y a-t-il plus grande stupidité que de ne pas comprendre les lapalissades édictées par la Nature elle-même ? Cela en vaut la peine, donc, parce que la plupart des gens sont instinctivement poussés vers certains aspects du traditionalisme.

La plupart aiment leur famille (encore heureux !), font preuve d’un certain nationalisme (même naïf) et ressentent le besoin d’appartenir à un groupe. Leur absence de réflexion et leur apolitisme sont les raisons pour lesquelles ils ne se prononcent pas. Quand le moment sera venu de se positionner (et il approche à grands pas, comme en témoigne la polarisation croissante du monde politique), ils tendront vers la droite. La pression sociale se chargera du reste pour en faire d’authentiques traditionalistes.

Ce n’est pas une simple conjecture, mais une observation indéniable. Les nouvelles générations de filles sont bien moins féministes que leurs devancières, car elles ne se retrouvent pas dans ce groupe d’hystériques. Les gauchistes sont malheureux de ne plus être les rebelles de notre temps, et sont moins nombreux qu’il y a ne serait-ce que dix ans. De tels exemples, il y en a à la pelle.

Le gauchisme a réussi ce tour de force, à savoir être la première idéologie à se baser sur une opposition dogmatique à la nature humaine. Le communisme, par certains aspects, était plus respectable que son rejeton : l’autorité était incontestée, les déviances marginalisées.

Mais la Nature reprend désormais ses droits. Nous avons la réponse à la question qui a tant divisé les philosophes quant à la rivalité entre la Nature et la Culture. La Nature lui est infiniment supérieure.

Il faut même considérer que sa rivale l’a aidée à recouvrer sa suprématie : la culture postmoderne n’a fait que faciliter la sélection naturelle, permettant un éventuel retour à l’âge d’or.

Nous vivons la fin d’une époque, la leur, qui n’a que trop duré. Une ère rayonnante s’annonce.

La lumière qu’émettra l’embrasement de la langue de bois nous guidera vers le retour aux heures les plus éclairées de notre histoire.

Ayur Tafoukt

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