Même dans l’espace, ils nous font chier. L’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, a confirmé ce mardi 2 avril que 60 débris orbitaux, issus d’un test antisatellite de l’Inde, avaient été repérés dont 24 à hauteur orbitale. La semaine dernière, l’agence spatiale américaine affirmait que le risque d’impact des débris sur l’ISS avait augmenté de 44 %.

Des astronautes en danger de mort à cause des débris spatiaux créés par l’Inde

Jim Bridenstine n’est pas vraiment ravi du récent test antisatellite de l’Inde. L’administrateur de la NASA est revenu longuement sur les conséquences liées à cet épisode, lors d’une conférence de presse diffusée sur NASA TV, ce lundi 1er avril.

Selon lui, sur les 400 débris recensés après l’impact du missile, près de 60 débris orbitaux d’un diamètre de 10 centimètres sont suivis par les équipes de la NASA. Cependant 24 d’entre eux seraient positionnés à une altitude plus élevée que l’ISS (Station Spatiale Internationale).

« Créer un événement qui envoie des débris à un apogée plus élevé que la Station spatiale internationale est une chose terrible, terrible », a-t-il pointé du doigt. « Ce type d’activités est incompatible avec l’avenir des vols habités. C’est inacceptable » a conclu Jim Bridenstine.

Dans l’espace, les déchets de l’Inde représentent un danger mortel

La NASA a détaillé que la destruction du satellite indien avait augmenté le risque d’impact de petits débris sur la Station spatiale internationale avait augmenté de 44 % depuis les 10 derniers jours.

Cependant, Jim Bridenstine a rappelé que les chances de collision vont « se dissiper » rapidement. La plupart des débris suivis à basse altitude seront amenés à se désintégrer dès leur rentrée dans l’atmosphère.

Si la situation s’améliorera dans les prochains jours, le syndrome Kessler n’est pas à exclure. Ce phénomène correspond aux entrechoquements des débris spatiaux entre eux, provoquant leur division dans l’espace.

Source : ouest-france.fr

L’Inde sur Terre (Bombay)