Après l’attaque de deux mosquées en Nouvelle-Zélande que l’assaillant a revendiqué via un manifeste portant le même titre qu’un livre de Renaud Camus (“Le Grand Remplacement“), tous se sont empressés de jeter l’écrivain aux lions : la presse internationale, la gauche antiraciste, et même la turbo-droite marginale du blogueur Boris Le Lay (qui s’était réjouit du massacre de scandinaves).

Boris Le Lay était le premier à accuser l’influence de Renaud Camus.

Suite à quoi, M. Camus révèle dans son journal que les autorités françaises ont pris contact avec lui, afin de le prévenir d’une menace sur sa sécurité.

“En conséquence, tempête médiatique toute la journée. […] Tsunami d’insultes et d’injures sur Twitter. Le préfet P. estime, d’après les Renseignement Généraux, que je ne suis plus en sécurité.”

Pas d’amalgame !

Malgré ce déversement inédit de fiel planétaire, faisant de lui le responsable d’une tuerie à l’autre bout du monde dans un amalgame hallucinant (diffamations, injures, procès d’intentions) qu’on nous interdisait pourtant jusqu’alors, nous remarquons que Renaud Camus n’a perdu ni son sens de l’humour, ni son verbe gracieux et acéré (cf. Twitter).
Nous tenons à signifier notre inconditionnel soutien au penseur, et nous en profitons pour rendre hommage à son œuvre à la fois remarquable et immense (plus d’une centaine de livres !).

Renaud Camus était l’invité de Daniel Conversano, dans Vive L’Europe.