Deux heures après le décès de leur bébé à l’hôpital de la Timone à Marseille, un couple, Marine et Julien apprennent de la brancardière qu’il y a un «souci» avec son transfert vers le dépositoire.  Tant et si bien que la jeune maman décide d’emmener elle-même son défunt bébé jusqu’au dépositoire. C’est ainsi que Marine traverse tout l’hôpital, sur près d’un kilomètre, avec sa petite fille sans vie dans les bras. Et le calvaire ne s’arrête pas là. A leur arrivée au dépositoire, le couple découvre que celui-ci est fermé et qu’aucun membre du personnel ne s’y trouve.

Marine et Julien attendront une heure, sur le parking, près des poubelles, lorsqu’une autre équipe arrive enfin pour ouvrir le dépositoire, le couple n’est pas autorisé à entrer et doit laisser leur nourrisson aussitôt.

«Elle a été récupérée au milieu des poubelles et des rats tel un vulgaire colis que l’on va entreposer dans un coin. Nous voulions la veiller mais l’accès nous a été interdit. Ils nous ont abandonné comme ça, seuls sur un parking, en pleine souffrance», déplore la jeune femme.

via Nice Matin

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