Plusieurs instituteurs ont Ă©tĂ© agressĂ©s ces dernières semaines par des Ă©lèves de CM1 ou CM2 dans des Ă©coles Ă©lĂ©mentaires de l’agglomĂ©ration toulousaine, rapporte France Bleu.

Elle Ă©tait en train de reprendre un Ă©lève, et deux autres Ă©lèves sont venus soit disant pour dĂ©fendre leur camarade. Ils ont tous les trois frappĂ© la maĂ®tresse. Des coups de poing dans le dos, le torse. C’est inimaginable“, relate Florence Ouhamane, qui fait partie de parents d’Ă©lèves Ă©lus.

“On savait qu’il y avait une petite montĂ©e de violence dans l’Ă©cole et un climat scolaire assez dĂ©gradĂ©, mais on ne pensait pas en arriver lĂ , voir des enfants de 9-10 ans frapper une enseignante.” explique CĂ©cile Mathias, reprĂ©sentante des parents d’Ă©lèves

Les moyens d’action sont limitĂ©s dans la mesure oĂą on ne peut pas exclure un enfant comme ça. Dans certains cas, les enfants peuvent ĂŞtre changĂ©s d’Ă©cole. Il peut y avoir aussi des signalements aux procureurs.

Il y a eu plusieurs cas similaires ces derniers mois dans le quartier Borderouge de Toulouse. Des instituteurs lĂ  aussi ont reçu des coups de la part d’Ă©lèves de primaire.

Près de 1000 Ă©lèves dans les Ă©coles ordinaires de Haute-Garonne sont en attente d’instituts spĂ©cialisĂ©s, certains pour des faits similaires.

Se pose aussi la question de la taille des Ă©coles. Florence Ouhamane qui est reprĂ©sentante des parents d’Ă©lèves de l’Ă©cole Jules Ferry de Colomiers se dit “en colère contre l’Education Nationale qui met des moyens insuffisants dans les Ă©coles et contre la mairie de Colomiers qui fait des groupes scolaires Ă©normes“. Elle estime qu'”on ne règle pas les problèmes de la mĂŞme manière dans une Ă©cole de 400 Ă©lèves et dans une Ă©cole de 150 enfants”.

Bien sĂ»r, ce n’est jamais de la faute des parents ni des enfants, quand leurs chers rejetons tentent de lyncher un professeur.

Source : France Bleu