Celles et ceux qui ont écouté Macron ont bien entendu ce que nous craignons depuis quelques années.

Le renforcement de l’arsenal juridique et policier pour faire face à celles et ceux qui auront choisi la radicalisation, le terrorisme, sans bien évidemment jamais citer, celles et ceux des cités.
Ce serait vraiment un hasard fameux, si dans le même temps, une entreprise terroriste de l’ultra-droite, particulièrement aboutie puisque n’ayant pas mené à la protection des soi-disant cibles, ne permettait ainsi au discours présidentiel de s’axer vers la protection de toutes celles et ceux qui ont choisi de prendre la pilule bleue, renvoyant dos à dos des extrémistes de tous bords qui ne seront jamais nommés, comme si ladite ultra-droite était capable d’assassiner quelqu’un d’autre qu’elle-même, tandis que le colon prélève vies, larcins et territoires sans être quasiment inquiété quand il n’est pas choyé pour le faire.

Joie de l’écriture et du discours inclusifs qui ne manquent pas de sel, ceux qui ont écouté le président savent, que ces celles et ces ceux non-identifiés vivant sous nos cieux, dans des quartiers ayant des problèmes de « mobilité sociale et économique », sont tentés par une radicalisation que la nouvelle police du très bien vivre ensemble devrait pouvoir cadrer en relation avec les associations et les entreprises qui voudront bien y investir.

Macron réussit donc cette parfaite pirouette de contenter le droitard qui veut plus de bleu marine et de caméras ainsi que le libéral-gauchiste souhaitant que l’on excuse d’avance les comportement insupportables des colons, cousins rebelles et identitaires des ubérisés exploités par leurs soins.

Un discours qui me fait aller à la selle et ce, quelle qu’en soit l’application réelle à suivre.

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