Ce bouclier est dĂ©crit comme « l’objet d’art celtique britan­nique le plus impor­tant du millé­naire » par l’ar­chĂ©o­logue Mela­nie Giles de l’uni­ver­sitĂ© de Manches­ter, au Royaume-Uni. DĂ©cou­vert dans la tombe d’un guer­rier celte vieille de 2200 ans, situĂ©e prĂšs de la ville de Pock­ling­ton, dans le York­shire, il fascine les scien­ti­fiques. Son proprié­taire serait dĂ©cĂ©dĂ© vers 320–174 avant notre Ăšre, prĂ©cise The Inde­pendent.

Le fait que la tombe conte­nait des armes, un char avec des montures et des provi­sions, suggĂšre que les tribus celtes de l’époque envi­sa­geaient un passage dans l’au-delĂ . Des acces­soires en cuir qui exis­taient autre­fois sur le bouclier de 75 cm ont disparu et le bouclier Ă©tait lui-mĂȘme dans un piteux Ă©tat. Mais les conser­va­teurs [
] lui ont redonnĂ© forme, et cette piĂšce est dĂ©sor­mais consi­dé­rĂ©e comme ines­ti­mable par les archĂ©o­logues.

Il faut dire qu’elle a bous­culĂ© la croyance popu­laire qui dit que les boucliers en mĂ©tal n’étaient utili­sĂ©s que pour les cĂ©ré­mo­nies, et non au cours de batailles. « Notre enquĂȘte remet cela en cause avec la preuve d’une bles­sure par perfo­ra­tion, typique d’une Ă©pĂ©e, dans le bouclier », explique l’ar­chĂ©o­logue Paula Ware, du MAP Archaeo­lo­gi­cal Prac­tice, au Royaume-Uni. « Des signes de rĂ©pa­ra­tions peuvent Ă©gale­ment ĂȘtre obser­vĂ©s, suggé­rant que le bouclier Ă©tait non seule­ment vieux mais qu’il a sĂ»re­ment Ă©tĂ© bien utilisĂ©. »

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