L’antiracisme devra-t-il finir par se renommer antispécisme ? Comme Néandertal en Europe, une espèce disparue se serait mélangée avec «Homo sapiens» en Afrique. Une découverte qui confirme une hypothèse répandue, faisant l’objet de peu de travaux.

Les chasseurs de fantômes n’existent pas que dans la littérature fantastique. Deux généticiens de l’université de Los Angeles en Californie (UCLA) viennent de découvrir dans l’ADN de populations contemporaines, les réminiscences d’une espèce humaine disparue il y a près de 40.000 ans (Sciences Advances du 12 février).

À cette époque, la planète était encore peuplée de plusieurs groupes d’hominines, les ancêtres des hommes et leurs proches cousins. Des «humanités» différentes dont certaines sont connues par leurs restes archéologiques. C’est le cas de l’Homme de Néandertal par exemple, qui peuplait l’Europe avant l’arrivée de nos ancêtres «Homo sapiens». Certains de ces groupes pouvaient être encore suffisamment proches pour se reproduire ensemble. Des échanges qui, des dizaines de milliers d’années plus tard, ont laissé des traces dans nos génomes.

Si [les scientifiques] parviennent à isoler certaines séquences génétiques inconnues, c’est qu’un groupe humain non répertorié a peut-être croisé la route de nos ancêtres.

Le Figaro